Haïti : l’ONU constate une recrudescence des enlèvements contre rançon
2 min de lecturePort-au-Prince, 8 octobre 2026 — Les enlèvements contre rançon sont en hausse en Haïti, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, l’Ouest et l’Artibonite, selon le dernier rapport du Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti.

Entre janvier et février, 143 cas ont été recensés dans le pays : 109 dans l’Ouest, dont près de la moitié à Delmas, et 29 dans l’Artibonite. Le rapport cite notamment les groupes 5 Segond, 400 Mawozo et Kraze Barye, membres de l’alliance Viv Ansanm.

Ces chiffres pourraient toutefois être sous-estimés. Par crainte de représailles, certaines familles choisissent de négocier directement avec les ravisseurs plutôt que d’alerter les autorités.
Les rançons réclamées varient fortement
La plus élevée a atteint 1,5 million de dollars, tandis que les montants versés se situent généralement entre 5 000 et 25 000 dollars. Le paiement le plus important signalé aux experts s’élève à 153 000 dollars.
Le rapport relève également que les espèces restent privilégiées
Des transferts bancaires réalisés sous la contrainte sont aussi utilisés, notamment à Carrefour, où certaines banques poursuivent leurs activités.
La Banque de la République d’Haïti (BRH) a enfin signalé deux cas d’utilisation du système bancaire à des fins financières illicites, impliquant des membres de gangs ou leurs associés.