Munitions dominicaines aux mains des gangs en Haïti : le silence de Raina Forbin suscite des interrogations
2 min de lecturePort-au-Prince, 12 octobre 2026 — Les révélations du Groupe d’experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur l’utilisation de munitions provenant de stocks dominicains par des groupes armés en Haïti soulèvent des questions sur la réaction de la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Raina Forbin.

Dans son rapport publié le 6 octobre 2026, le Groupe d’experts indique que des munitions issues de stocks dominicains ont été utilisées par le gang 400 Mawozo. En décembre 2025, un sous-lieutenant de l’armée dominicaine et un ressortissant haïtien ont été arrêtés à San Juan de la Maguana alors qu’ils transportaient 1 516 cartouches. Selon l’ONU, l’enquête se poursuit afin de déterminer si d’autres circuits de détournement de munitions existent.

Dans ce contexte, l’absence de réaction publique de Raina Forbin, selon les informations disponibles, soulève des interrogations sur les démarches entreprises par la diplomatie haïtienne. Alors que l’approvisionnement des groupes armés en munitions représente un enjeu majeur de sécurité, des éclaircissements sur les échanges avec les autorités dominicaines permettraient de mieux comprendre la réponse d’Haïti face à ces révélations.

Quelles démarches diplomatiques ont été entreprises pour faire la lumière sur cette affaire et prévenir de nouveaux détournements ? Alors que l’ONU poursuit ses investigations, la position des autorités haïtiennes et les éventuelles initiatives engagées auprès de Saint-Domingue restent des éléments importants pour comprendre la réponse apportée à cette question de sécurité transfrontalière.