octobre 28, 2026

Haïti : la CFR qualifie de désastreuse la gestion d’Alix Didier Fils-Aimé et réclame un ultime consensus politique pour mettre fin à la transition

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Port-au-Prince, 21 octobre 2026 — La Coalition des Forces Républicaines (CFR) appelle à la conclusion d’un ultime accord politique afin de permettre l’aboutissement du processus électoral et de mettre fin à la transition. Dans une déclaration publiée ce mercredi 21 octobre, elle qualifie de désastreuse la gestion du Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé, estimant que les conditions sécuritaires et politiques nécessaires à la tenue des élections ne sont toujours pas réunies.

Alix Didier Fils-Aimé, premier ministre de transition

À moins de deux mois du premier tour, prévu le 13 décembre, elle s’interroge sur la possibilité d’un transfert du pouvoir à des élus le 7 février 2027.

Le document exprime notamment des réserves sur la neutralité du chef du gouvernement depuis la création de sa propre plateforme politique. Selon la coalition, cette démarche risque de compromettre la confiance des acteurs dans le processus électoral. Elle accuse également le Premier ministre de profiter de la persistance de l’insécurité pour se maintenir au pouvoir et évoque le risque d’une utilisation des ressources publiques à des fins politiques.

Note de la CFR

La coalition remet aussi en question la capacité du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections à servir de cadre de référence au gouvernement. Elle affirme qu’une majorité des signataires ont déjà réclamé le départ du chef du gouvernement et s’oppose à toute prolongation de son maintien en fonction au-delà du 7 février 2027 sans consensus entre les acteurs nationaux.

Des membres de la CFR

Elle appelle par ailleurs le Conseil électoral provisoire (CEP) à préserver son indépendance et à résister aux tentatives d’influence politique.Pour sortir de cette impasse, la CFR préconise une gouvernance équilibrée chargée d’accompagner le CEP dans la poursuite du processus électoral.

Elle propose un accord axé sur plusieurs priorités : l’amélioration de la sécurité, la réponse à la crise humanitaire, la réouverture et la sécurisation des axes routiers, ainsi que la neutralité de l’administration publique.

Signée notamment par André Michel, Marie-Denise Claude, Jean Pierre Richard Felicin, Fresnel Afice et Levaillant Louis-Jeune, la déclaration présente la recherche d’un consensus politique comme un préalable à la tenue d’élections crédibles et à la fin de la transition.

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