octobre 28, 2026

Haïti : la CNDDR face aux limites de son action contre la violence armée

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Port-au-Prince, 26 octobre 2026 — La Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion (CNDDR) exprime ses préoccupations face à l’aggravation des violences à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets, où la population est confrontée à des déplacements forcés et à des risques sécuritaires croissants.

Dans une note de presse publiée le 24 octobre 2026, la Commission appelle les forces de sécurité à respecter les droits humains. Elle recommande également que les armes et les munitions saisies soient sécurisées et remises aux autorités compétentes.

La CNDDR rappelle que la protection des civils doit guider les interventions des forces de sécurité. Elle invoque notamment l’article 19 de la Constitution haïtienne de 1987, qui garantit le droit à la vie et à l’intégrité physique, ainsi que l’article 13 du Protocole additionnel II aux Conventions de Genève, relatif à la protection de la population civile contre les dangers liés aux opérations militaires.

La Commission réaffirme par ailleurs son engagement en faveur du dialogue et de la cohésion sociale, estimant que le rétablissement durable de la paix nécessite une action coordonnée entre les institutions concernées.

Cependant, la persistance des violences soulève des questions sur les limites de l’action de la CNDDR. Au-delà des déclarations, les résultats en matière de désarmement, de réinsertion et de prévention de la violence restent déterminants pour contribuer à l’amélioration de la situation sécuritaire.

Des gangs armés circulant en plein jour en dehors de la capitale

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