CSPJ sous pression : des avocats contestent la non-certification de Rudolphe Jean Léonard Cantave
2 min de lecturePort-au-Prince, 1er octobre 2026. La non-certification du magistrat Rudolphe Jean Léonard Cantave par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) suscite une vive réaction dans le milieu judiciaire.
Trois avocats, Me Steeve Bernard Olmann, Me Nelson Frantzi et Me Ernest Marion, ont entrepris une démarche auprès du Conseil pour demander le réexamen de cette mesure.

La controverse intervient après une erreur reconnue par le CSPJ concernant l’identité d’un magistrat initialement cité dans la liste des 17 personnes non certifiées. Dans une note de presse publiée dans l’après-midi du 30 septembre 2026, le Conseil a précisé que le nom de Jean Thomas Cantave devait être remplacé par celui de Rudolphe Jean Léonard Cantave, substitut du commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince.

Cette correction n’a toutefois pas mis fin aux contestations. Dans leur démarche, une pétition, les avocats font part de leur « vive inquiétude » face à la mesure et demandent au CSPJ de revoir la situation du magistrat.
Les signataires défendent le parcours professionnel de Rudolphe Jean Léonard Cantave, qu’ils présentent comme un magistrat ayant exercé ses fonctions avec impartialité, intégrité et dévouement. Ils estiment que la mesure prise à son encontre est disproportionnée et soulèvent des interrogations concernant le respect des principes liés à l’indépendance de la justice et aux droits de la défense.

Les avocats soutiennent également qu’une telle décision pourrait affecter la confiance des justiciables envers l’institution judiciaire. Ils invitent ainsi le CSPJ à clarifier les motifs de sa position et à procéder à un nouvel examen du dossier.
Ils sollicitent, en définitive, l’annulation de la non-certification et la réévaluation de la situation de Rudolphe Jean Léonard Cantave.

Les signataires attendent désormais une réponse du CSPJ à leur requête. Ils souhaitent que le Conseil examine les éléments avancés avec diligence et apporte les clarifications nécessaires sur les circonstances ayant conduit à cette mesure.
