Rapport de l’ONU : Rosemila Petit Frère accusée de liens avec des gangs
2 min de lectureLe Groupe d’experts des Nations unies sur Haïti met en cause Rosemila Petit Frère, femme d’affaires et ancienne mairesse de l’Arcahaie, pour son implication présumée dans le soutien financier et logistique à des groupes armés, notamment Viv Ansanm.
Selon le rapport, publié le 6 octobre 2026, elle aurait entretenu des relations avec plusieurs chefs de gangs et joué un rôle d’intermédiaire entre ces derniers et des acteurs des milieux politiques, économiques et sécuritaires.Le document affirme notamment qu’elle aurait transmis à Renel Destina, alias « Ti Lapli », chef de gang de Grand Ravine, des informations confidentielles concernant des opérations de la Police nationale d’Haïti.

Elle aurait également été en contact avec l’ancien député Prophane Victor et l’ancienne directrice générale du SNGRS, Magalie Habitant, tous deux actuellement détenus, et cités dans le rapport pour leurs liens présumés avec des réseaux de soutien aux groupes armés.

Le Groupe d’experts évoque également des soupçons de détournement et de blanchiment de fonds à travers trois entreprises appartenant à Mme Petit Frère : Centre Commercial, Groupe Radio Monopole 96.3 FM et Excel Travel.

Arrêtée en août 2025 en République dominicaine alors qu’elle revenait du Canada, Rosemila Petit Frère a contesté les conclusions du Groupe d’experts. Après examen de sa réponse, celui-ci affirme toutefois maintenir ses constatations.

Enfin, le rapport souligne que le soutien financier et logistique apporté par certains acteurs économiques demeure une source de financement pour les groupes armés en Haïti.