octobre 28, 2026

Carburant de mauvaise qualité : jusqu’où ira le silence du ministre James Monazard ?

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Une enquête annoncée, des consommateurs lésés et, jusqu’à présent, trop peu de réponses. Voilà le malaise qui persiste autour de cette affaire de carburant de mauvaise qualité qui aurait endommagé des motos et des véhicules.

ScNote du ministère, publiée le 16 septembre, concernant la qualité de certains produits pétroliers.reenshot

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard, avait annoncé une opération de vérification portant sur les produits pétroliers importés en Haïti entre le 1er août et le 15 septembre 2026. Cette annonce avait naturellement suscité des attentes. Mais depuis, une question essentielle demeure : quels sont les résultats de cette opération ?

La population attend des résultats, pas simplement des annonces.

Si des produits non conformes ont effectivement été introduits sur le marché, qui en porte la responsabilité ? Des prélèvements ont-ils été effectués ? Les analyses ont-elles confirmé les problèmes signalés par les consommateurs ? Des mesures ont-elles été prises ? Et surtout, qu’en est-il des personnes qui affirment avoir subi des dommages ?

Le ministre James Monazard vérifiant la qualité du carburant à l’œil nu. (Photo : MCI)

C’est précisément à ce moment que l’action de l’État doit se faire sentir.

Lorsqu’un citoyen achète du carburant, il est en droit d’attendre un produit conforme aux normes. Lorsque des consommateurs signalent des dommages, ils sont également en droit d’attendre une enquête sérieuse et transparente, ainsi que des réponses précises.

Le Ministère invite les victimes à soumettre leurs doléances le 18 septembre. (Photo : MIC)

Une enquête ne peut pas rester une simple annonce. Elle doit déboucher sur des conclusions et, lorsque les faits sont établis, sur l’identification des responsabilités et des mesures concrètes.

Le silence entourant les résultats de l’opération annoncée par le ministère ne fait qu’alimenter les interrogations et la frustration. Le ministère doit désormais communiquer clairement sur les vérifications effectuées et leurs conclusions.

Ces questionnements ne sont ni excessifs ni partisans. Ils relèvent simplement du droit des citoyens à être informés et à obtenir des comptes de la part des institutions publiques.

À force d’annoncer des enquêtes sans en communiquer clairement les résultats, le risque est de donner le sentiment que les annonces prennent le pas sur les solutions.

Les consommateurs, eux, n’attendent pas une nouvelle annonce. Ils attendent des réponses, l’établissement des responsabilités et, si les faits sont confirmés, des mesures à la hauteur des préjudices causés.

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