octobre 28, 2026

Haïti : après le CFR, le groupement SOLEY alerte sur les risques de crise liés au manque d’impartialité du gouvernement dans le processus électoral

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Port-au-Prince, 15 octobre 2026 — Les inquiétudes se multiplient autour du processus électoral en Haïti, notamment en ce qui concerne la neutralité du gouvernement dirigé par le Premier ministre de transition Alix Didier Fils-Aimé. Après la Coalition des Forces Républicaines (CFR), le groupement politique SOLEY met à son tour en garde contre les risques de tensions liés à la gestion des prochaines élections.

Le PM de transition

Dans une note de position publiée ce jeudi, son coordonnateur national adjoint, l’ancien sénateur Francenet Dénius, remet en question les choix du Conseil électoral provisoire (CEP) et du gouvernement.

L’ex-Senateur Dénius

Au cœur des préoccupations de SOLEY figurent certains aménagements du décret électoral, que le groupement considère comme susceptibles de favoriser des intérêts politiques particuliers. Il estime que ces dispositions, conjuguées aux hésitations qu’il reproche aux autorités, pourraient fragiliser la confiance dans le processus et ouvrir la voie à des contestations.

L’organisation dénonce également les retards dans le rétablissement de la sécurité. Elle souligne que les restrictions à la liberté de circulation et les menaces persistantes des groupes armés compromettent, selon elle, les conditions nécessaires à la participation des citoyens, des candidats et des électeurs au processus électoral.

Pour prévenir ces risques, SOLEY réclame une révision du décret électoral, l’adoption d’un calendrier réaliste, des garanties vérifiables d’indépendance et d’impartialité du CEP et du gouvernement, ainsi que des mesures concrètes pour rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

« Comment demander à un Premier ministre qui a lancé sa propre plateforme politique de garantir la neutralité de l’État dans le processus électoral ? », s’interroge le groupement, mettant ainsi en cause l’impartialité du gouvernement dans la conduite des prochaines élections.

SOLEY appelle les autorités à agir rapidement. Sa prise de position met en lumière deux enjeux majeurs : la confiance dans les règles électorales et la capacité du gouvernement à garantir un environnement suffisamment sûr pour organiser un scrutin sécurisé, crédible, inclusif et transparent.

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