Disparition de quatre Salvadoriens : le RHAJAC réclame la vérité sur les réseaux qui soutiennent les gangs
2 min de lecturePort-au-Prince, 26 octobre 2026 — Le Réseau haïtien des journalistes anticorruption (RHAJAC) appelle le président salvadorien Nayib Bukele à faire preuve de prudence dans les opérations visant à retrouver les quatre techniciens salvadoriens portés disparus à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets.L’organisation estime que la lutte contre les groupes armés doit également passer par l’identification de leurs soutiens présumés.

Dans une note de presse signée par son secrétaire général, Djovany Michel, le RHAJAC évoque de possibles complicités dans les milieux politiques, économiques et policiers.

Il avance notamment l’hypothèse d’une entente entre le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, et des chefs de gangs, qui aurait pour objectif de lui permettre de se maintenir au pouvoir.

« Si vous avez combattu les gangs pour rétablir la sécurité dans votre pays, en Haïti, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aurait discrètement conclu un accord avec eux pour se maintenir au pouvoir », affirme l’organisation.

Le RHAJAC demande que les enquêtes portent également sur le financement des gangs, leur approvisionnement en armes ainsi que les protections dont ils pourraient bénéficier.

Dans la même note, l’organisation condamne la disparition des quatre ressortissants salvadoriens, signalée depuis le 18 octobre 2026, et appelle à mobiliser les moyens nécessaires pour les retrouver.

Enfin, le RHAJAC plaide pour que les opérations menées dans ce contexte respectent les droits humains. Il réclame également que les auteurs et les complices présumés des violences soient identifiés et poursuivis en justice, sans distinction de statut ni de fonction.
