octobre 28, 2026

Haïti : quatre structures politiques réclament des garanties pour des élections crédibles

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L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL),les groupements KAPAB et GRAS POU AYITI ainsi que RASANBLE réclament la neutralité du gouvernement et des garanties concrètes pour la tenue d’élections crédibles,transparentes et inclusives.

Dans une note conjointe datée du 30 septembre 2026 à Port-au-Prince, ces forces dénoncent le retard dans les corrections qu’elles jugent nécessaires à la bonne mache du processus électoral. Selon elles, l’absence de réponses du Gouvernement aux contestations légitimes relatives aux règles électorales et aux conditions de participation des citoyens alimente la défiance et compromet le retour à l’ordre constitutionnel.

Les signataires de la note !

Sur le plan sécuritaire, les signataires prennent acte du renouvellement du mandat de la Force de Répression des Gangs (FRG), décidé le 29 septembre dernier par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ils s’interrogent toutefois sur le déploiement effectif des moyens humains, matériels et financiers nécessaires pour soutenir les forces nationales de sécurité, dans le respect des droits de la population.

Face aux violences des groupes armés et aux déplacements forcés, ils rappellent que l’engagement international ne dispense pas le gouvernement de ses propres responsabilités.

Les quatre organisations exigent également que la neutralité de l’État se traduise par des engagements publics, des mesures concrètes et des garanties vérifiables. Elles estiment qu’un pouvoir de transition,sans mandat électif,ne doit ni orienter la compétition électorale, ni chercher à se maintenir au pouvoir à travers un scrutin biaisé.

Leur démarche rejoint, selon la note, les préoccupations déjà exprimées par les associations patronales le 22 septembre et les mises en garde de la Conférence épiscopale d’Haïti le 24 septembre.

Pour sortir de cette impasse, les signataires demandent une concertation réelle avec les acteurs concernés afin de garantir le libre exercice du droit de vote, l’égalité de traitement des compétiteurs et l’indépendance de l’institution électorale. Ils plaident aussi pour une administration électorale professionnelle et moderne.

Leur message est clair : le rétablissement de la sécurité doit permettre aux Haïtiens de choisir librement leurs dirigeants, sans servir de prétexte à une prolongation indéfinie de la transition ou à une confiscation du processus électoral.

Rappelons que la Coalition des Forces Républicaines( CFR) est la première structure à avoir lancé le débat sur l’impartialité de l’Etat dans le Processus Électoral tout en dénonçant la décision du premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé de lancer sa propre plateforme Politique.

Une délégation de la Coalition des Forces Républicaines (CFR).

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