octobre 28, 2026

Assassinat de Jovenel Moïse : Martine Moïse met en cause plusieurs acteurs politiques, dont Antonio « Don Kato » Chéramy

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Etats-Unis : L’ex-premiere dame Martine Moïse a poursuivi, le mercredi 30 septembre 2026, son témoignage au procès du pasteur Christian Emmanuel Sanon, accusé dans le complot ayant conduit à l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse.

Au cours de son témoignage, l’ancienne Première dame a notamment accusé l’ancien sénateur Antonio « Don Kato » Chéramy d’avoir contribué, avec d’autres opposants, aux blocages politiques qui, selon elle, ont empêché la tenue des élections sous la présidence de son mari.

Jovenel Moïse en compagnie de son épouse Martine lors de la cérémonie d’investiture au Parlement, à Port-au-Prince. (Photo : Google)

Martine Moïse a également évoqué un incident survenu au Parlement en 2019. Selon son témoignage, Chéramy et trois autres sénateurs avaient déplacé du mobilier dans la cour du Sénat pour protester contre la nomination du troisième Premier ministre de Jovenel Moïse.

Elle lui attribue également une part de responsabilité dans les troubles du « peyi lòk », qui avaient paralysé le pays cette année-là.

L’ancienne Première dame a par ailleurs affirmé avoir vu plusieurs photos de Chéramy avec Christian Emmanuel Sanon et déclaré que certaines personnes envisageaient que l’ancien sénateur puisse remplacer Jovenel Moïse après sa mort.

Antonio Chéramy et Christian Emmanuel Sanon (Photo : Google)

Antonio Chéramy conteste ces accusations.

Dans une déclaration au Miami Herald, l’ancien sénateur de l’Ouest a affirmé que Jovenel Moïse n’avait jamais soumis au Parlement de loi électorale permettant l’organisation des scrutins. Selon lui, personne n’avait empêché le président d’organiser des élections.

Antonio Chéramy prête serment au Parlement après avoir remporté les élections. (Photo : Google)

Don Kato a également donné sa version de l’incident de 2019, affirmant que lui et ses collègues avaient déplacé le mobilier après que des parlementaires alliés au président eurent retiré leurs microphones afin de les empêcher de participer aux débats lors d’un vote sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Il accuse à son tour Martine Moïse d’introduire des considérations politiques dans le procès.

Concernant l’assassinat du 7 juillet 2021, Martine Moïse a déclaré croire que l’opération n’était pas l’œuvre d’un seul individu, mais d’un groupe de personnes.

Le procès de Christian Emmanuel Sanon se poursuit devant un tribunal fédéral de Miami.

Source : Miami Herald

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